Le droit de la santé encadre l'ensemble des activités des professionnels et des établissements de soins, ainsi que des acteurs industriels du secteur médical et pharmaceutique. Médecins, professions paramédicales, établissements de santé, laboratoires, fabricants de dispositifs médicaux ou autorités de tutelle : le secteur est hautement réglementé et expose à des risques juridiques majeurs. Whitefield accompagne exclusivement les acteurs de la santé dans la sécurisation de leurs activités, la gestion de leurs relations institutionnelles et la défense de leurs intérêts en conseil comme en contentieux.

Qu'est-ce que le droit de la santé ?

Le droit de la santé regroupe l'ensemble des règles applicables :

  • Aux professionnels de santé (libéraux et hospitaliers)
  • Aux établissements de soins publics et privés
  • Aux structures d'exercice collectif
  • Aux industriels du médicament et des dispositifs médicaux
  • Aux relations avec les autorités sanitaires

Il s'agit d'un droit transversal mêlant droit civil, commercial, pénal, administratif et disciplinaire.

Quels professionnels accompagnons-nous ?

Nous intervenons notamment pour :

  • Médecins, chirurgiens-dentistes, radiologues
  • Pharmaciens
  • Masseurs-kinésithérapeutes, infirmiers et professions paramédicales
  • Vétérinaires
  • Ambulanciers et sociétés de transports sanitaires

Quels sont les enjeux juridiques des professionnels de santé libéraux ?

Les professionnels de santé exerçant à titre libéral évoluent dans un environnement juridique particulièrement structuré, où les enjeux ne sont pas uniquement déontologiques mais également économiques, réglementaires et patrimoniaux.

Ces problématiques prennent une dimension accrue dans le cadre d'opérations de cession, d'acquisition ou de restructuration, notamment dans des secteurs techniques tels que la radiologie, l'imagerie médicale, la biologie médicale ou l'oncologie.

Création et structuration de l'activité

Le choix de la structure d'exercice constitue une décision stratégique déterminante. SEL, SCP, SCM, GIE, GCS ou SISA répondent à des logiques différentes en matière de gouvernance, de fiscalité, de responsabilité et d'ouverture du capital.

La structuration doit notamment intégrer :

  • La répartition du capital et des droits de vote
  • Les modalités d'entrée et de sortie des associés
  • Les mécanismes de valorisation des parts
  • Les clauses d'agrément et de préemption
  • L'organisation des pouvoirs et des responsabilités
  • La conformité aux règles ordinales et aux limitations capitalistiques propres aux professions réglementées

Dans les structures techniques lourdes (radiologie, scanners, IRM, plateaux d'imagerie), la structuration juridique doit également tenir compte des autorisations administratives, du financement des équipements et des conventions d'exercice avec les établissements de santé.

Relations avec les Ordres et autorités de tutelle

L'exercice libéral implique une interaction constante avec les Ordres professionnels et, le cas échéant, avec les Agences Régionales de Santé (ARS).

Les enjeux peuvent porter sur :

  • Les demandes d'inscription ou de transfert
  • Les autorisations d'exercice multi-sites
  • Les procédures disciplinaires
  • Les contentieux tarifaires ou liés aux pratiques professionnelles
  • Les contrôles des caisses d'assurance maladie
  • Les litiges devant la section des assurances sociales

Une gestion anticipée et stratégique de ces procédures est essentielle afin de préserver la réputation du praticien et la continuité de son activité.

Cession et acquisition d'activité

Les opérations de cession et d'acquisition constituent un enjeu majeur pour les professionnels libéraux, en particulier dans les spécialités à forte intensité capitalistique comme la radiologie ou la biologie médicale.

Ces opérations peuvent prendre différentes formes :

  • Cession de patientèle
  • Cession de parts sociales ou d'actions
  • Restructuration interne préalable à une transmission
  • Rapprochement ou fusion de cabinets
  • Intégration au sein d'un groupe ou d'une plateforme technique

Elles nécessitent une analyse approfondie portant notamment sur :

  • La valorisation de la patientèle ou des titres
  • Les autorisations administratives attachées à l'activité (notamment en imagerie)
  • Les contrats d'exercice et conventions hospitalières
  • Les engagements financiers liés aux équipements
  • Les audits réglementaires et conventionnels
  • Les risques contentieux en cours ou latents

Dans les structures d'imagerie médicale, les opérations peuvent impliquer des montages complexes intégrant des financements bancaires, des partenariats avec des établissements de santé, voire des investisseurs, ce qui suppose une parfaite maîtrise à la fois du droit de la santé et du droit des sociétés. Une approche stratégique et technique est indispensable pour sécuriser la transaction, protéger la valeur patrimoniale du praticien et assurer la continuité réglementaire de l'activité.

Pour un accompagnement dédié aux opérations de cession et d'acquisition de sociétés d'exercice libéral, consultez notre page Cession et acquisition de SEL.

Quelles sont les problématiques des établissements de santé ?

Nous accompagnons :

  • Établissements publics et privés
  • ESPIC
  • EHPAD
  • Cliniques spécialisées (psychiatrie, cancérologie, etc.)

Gouvernance et organisation interne

  • CME, instances internes
  • Structuration juridique
  • Relations entre dirigeants et praticiens

Relations avec les autorités sanitaires

  • Agences Régionales de Santé (ARS)
  • Ministère de la Santé
  • Autorisations d'activité
  • Recours gracieux, hiérarchiques et contentieux administratifs

Contentieux de la tarification

  • Procédures de répétition d'indu
  • Sanctions financières
  • Dégressivité tarifaire
  • Contentieux devant les pôles sociaux des tribunaux judiciaires

Contre-visite médicale : quels enjeux pour le professionnel de santé ?

La contre-visite médicale permet à un employeur de faire vérifier, par un médecin de son choix, le bien-fondé d'un arrêt de travail délivré à un salarié. Le médecin qui a établi l'arrêt initial peut voir son diagnostic contesté à l'issue de cette contre-visite, avec des conséquences directes sur le maintien du salaire du salarié. Les professionnels de santé confrontés à une contestation de leurs prescriptions, comme les établissements employeurs organisant une contre-visite, ont intérêt à s'assurer que la procédure respecte les règles applicables avant d'en tirer des conséquences disciplinaires ou financières.

Comment gérer la responsabilité médicale et hospitalière ?

La responsabilité en matière de santé peut être civile, administrative et/ou pénale, selon la nature des faits et le cadre d'exercice concerné.

Nous intervenons notamment dans le cadre :

  • Des procédures devant les CCI
  • Des dossiers impliquant l'ONIAM
  • Des poursuites pénales en matière de santé
  • Des contentieux indemnitaires complexes

La mise en place d'une stratégie précoce, structurée et rigoureuse est essentielle afin de limiter les risques financiers et de préserver la réputation des professionnels et des établissements concernés. Pour une présentation détaillée de cet accompagnement, consultez notre page dédiée à la responsabilité médicale.

Expertise médicale : les pièges à éviter

L'expertise médicale — qu'elle intervienne devant une CCI, dans le cadre d'une procédure judiciaire ou à la demande d'un assureur — est souvent l'étape décisive d'un dossier de responsabilité médicale. Or, patients comme professionnels de santé commettent fréquemment les mêmes erreurs, qui peuvent compromettre l'issue de la procédure :

  • Se présenter sans préparation : l'expertise n'est pas un simple entretien médical ; le dossier médical, la chronologie des faits et les éléments de preuve doivent être réunis et analysés en amont.
  • Ne pas se faire assister : l'assistance d'un avocat, le cas échéant accompagné d'un médecin-conseil, permet de vérifier que les opérations d'expertise respectent le contradictoire et que toutes les questions pertinentes sont posées à l'expert.
  • Négliger les délais de contestation : le rapport d'expertise peut être contesté, mais les voies et délais de recours sont stricts et varient selon la juridiction ou l'organisme saisi.
  • Sous-estimer la formulation des questions posées à l'expert : la mission d'expertise encadre strictement ce que l'expert peut examiner ; une mission mal rédigée peut laisser de côté des éléments déterminants pour l'indemnisation ou la défense.

Un accompagnement juridique en amont de l'expertise, plutôt qu'une intervention a posteriori pour contester ses conclusions, reste la meilleure garantie d'un résultat conforme à la réalité du dossier.

Jurisprudence récente en droit de la santé

Deux décisions récentes de la Cour de cassation précisent des points concrets pour toute personne engagée dans une procédure de responsabilité médicale ou d'expertise :

  • Cass. 1re civ., 16 octobre 2024, n° 22-23.433 — lorsque le dossier médical ne permet pas de vérifier si les soins ont été appropriés, il incombe au professionnel de santé, et non au patient, de rapporter la preuve du caractère adapté de sa prise en charge. Cette décision renforce l'importance d'une tenue rigoureuse du dossier médical.
  • Cass. 2e civ., 30 avril 2025, n° 22-15.215 — l'avocat ne peut pas assister son client pendant l'examen clinique proprement dit réalisé par l'expert judiciaire, cet examen étant couvert par le secret médical ; il conserve en revanche son rôle lors de l'accueil, du recueil des doléances, de la discussion médico-légale et de la restitution contradictoire des constatations. Un point de vigilance concret pour toute personne préparant une expertise médicale.

Santé numérique et coopération hospitalière

Le développement de la télémédecine et des structures de coopération nécessite une sécurisation juridique rigoureuse et adaptée aux exigences réglementaires du secteur. Nous accompagnons les groupements et structures de coopération tels que les GCS, GHT et GIE, ainsi que les réseaux de soins, les maisons médicales et centres de santé. Nous intervenons également dans le cadre de projets de télémédecine et d'e-santé, ainsi que pour la négociation et la rédaction de contrats de coopération hospitalière.

Comment prévenir les risques juridiques en droit de la santé ?

Le droit de la santé est avant tout un droit de conformité, exigeant une vigilance constante et une parfaite maîtrise du cadre réglementaire. Un accompagnement en amont permet d'anticiper les contrôles des autorités, de sécuriser les montages juridiques et organisationnels, de limiter les risques disciplinaires et financiers, ainsi que de protéger la responsabilité des dirigeants et des praticiens.

Pourquoi faire appel à Whitefield en droit de la santé ?

Whitefield met à la disposition des acteurs de la santé une expertise entièrement dédiée à leur secteur d'activité. Le cabinet maîtrise les contentieux disciplinaires, administratifs et pénaux, et dispose d'une connaissance approfondie du fonctionnement des autorités sanitaires et de leurs exigences réglementaires. Nous accompagnons de manière stratégique les professionnels libéraux comme les établissements de santé, tant en conseil qu'en contentieux, avec une approche pragmatique, rigoureuse et orientée vers la sécurisation durable de leurs activités.